Se restaurer au Bouillon Chartier

A deux pas des Grands Boulevards et à quelques enjambées du Palais de la Bourse, au beau milieu des passages parisiens, la brasserie Le Bouillon Chartier – chez Chartier pour les intimes -, se dissimule depuis plus de 100 ans. Suivez la flèche lumineuse rouge que vous apercevez en levant le nez au numéro 7 du faubourg Montmartre (9ème) et passez la belle porte tournante qui se présente à vous un peu plus loin. Et désormais un seul mot d’ordre : ayez les yeux plus gros que le ventre !

Chez Chartier, c’est une vraie institution pour le parisien de souche. Le restaurant a été créé par deux frères, Frédéric et Camille Chartier, en 1896, dans un ancien hall de gare, et n’en est aujourd’hui qu’à son 4ème propriétaire. Son architecture et sa déco Belle Époque ont permis son classement aux monuments historiques en 1989. Ce n’est pas pour rien : une hauteur sous plafond impressionnante, de grandes colonnes, de beaux miroirs, de jolies verrières, de vieilles horloges, et une multitude de petits  tiroirs en bois dans lesquels les habitués rangeaient leur serviette (c’était à l’époque des serviettes en tissus…), le tableau du peintre Germont que celui-ci réalisa en 1929 pour rembourser sa dette, plus tout un tas d’anecdotes, en veux-tu en voilà.

La Chartier touch, c’est aussi qu’on mange sur des nappes rouges et blanches, que les serveurs sont tout droit sortis d’un film d’époque avec leur gilet noir près du corps et leur long tablier blanc, et que votre commande et votre addition sont directement écrites et calculées un peu comme par magie à même la nappe en papier.

Votre ventre crie famine : “mais qu’y mange-t-on”, me direz-vous ? Eh bien on y mange de la cuisine française traditionnelle, sans chichi (on n’a pas dit de la grande cuisine, hein). En entrée, c’est plutôt poireaux vinaigrette, œufs durs mayo, avocat crevettes ou escargots de bourgogne. En plat de résistance, un bon steak frites, un poulet purée ou des côtelettes d’agneau haricots verts. En dessert, la crème de la crème, c’est la coupe Mont Blanc Chantilly (comprenez crème de marron chantilly). Sieste impérative en sortant.

Le hic, c’est que le Bouillon Chartier est victime de son succès et inscrit dans tous les guides type Routard et autres Lonely. On peut parfois attendre un poil – bien que la salle soit grande – et le service peut être ainsi un peu expéditif. Mais ils s’améliorent de ce côté là.

C’est ouvert 7j/7 de 11h30 à 22h. Les prix pratiqués sont plus que corrects. On en a bien pour son argent. Toutes les infos sur le site de la brasserie sont ici . La carte, qui évolue un peu chaque jour, est même visible . Vous pouvez aussi composer et imprimer vous même votre carte en papier avec l’entête et tout et tout, comme si vous y étiez (la carte est imprimée tous les jours). La Campagne à Paris, c’est juste là :

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Une halte obligée dans ce Paris d’antan, à la bonne franquette !

La Campagne à Paris n’a pas touché un sou pour écrire cet article.

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