Arpenter le quartier de la Butte aux Cailles

Délimité par le boulevard Auguste-Blanqui, la rue Bobillot, la rue Tolbiac et la rue Vergniaud, au sein du 13ème arrondissement, le quartier de la Butte aux Cailles a de quoi rivaliser avec le quartier de la Campagne à Paris (20ème). On vous invite donc à découvrir cet autre bijou parisien qui nous séduit par son je-ne-sais-quoi de bucolique et aussi parce qu’il nous mène au point culminant de la capitale. 

Comme son copain du nord-est parisien, c’est grâce aux carrières de calcaire qui la forment, empêchant la construction d’imposantes bâtisses, que la Butte aux Cailles a pu garder son charme d’antan. Appartenant jadis à la commune de Gentilly, elle est devenue parisienne en 1860. Bien que les champs, la Bièvre et les moulins à vent qui la peuplaient il y a bien longtemps aient disparu, on trouve encore aujourd’hui à la Butte aux Cailles une flopée d’adorables maisons et de ruelles pavées qui savent nous séduire.

La Butte aux Cailles

Empruntez donc pour commencer la rue des 5 diamants, depuis le boulevard Auguste-Blanqui. Là, des pochoirs de Miss Tic commencent à rythmer la promenade, le théâtre des Cinq Diamants au n°10 attire l’oeil, et des restos plus conviviaux et alléchants les uns que les autres vous font du gringue – en passant, on vous conseille Chez Gladines, au n°30, où l’on mange des spécialités basques sans faire semblant !-.

Au bout de la rue, prenez à gauche la rue de la Butte aux Cailles jusqu’à la place Paul Verlaine. On vous invite à vous désaltérer à la fontaine où coule l’eau de l’albien. Remplissez vos gourdes de cette eau de source qui jaillit à plus de 20 degrés. Assez improbable à Paris. Attention, il peut y avoir la queue. Admirez aussi la devanture de la célèbre piscine, remplie de la même eau !

La Butte aux Cailles

Reprenez ensuite la rue de la Butte aux Cailles et passez une tête à l’OisiveThé et Tricot au n°10, dont on vous avait déjà parlé ici. Puis continuez dans la rue, même après qu’elle ait tourné à droite après la charmante petite place de la Commune de Paris, là où des tennis sont pendues par des lacets aux fils électriques. A bout du bout, toute de suite à gauche puis immédiatement à droite, vous serez dépaysé par les maisons à colombages de la rue Daviel dont l’ensemble se fait appeler la petite Alsace. L’impasse Daviel et ses charmants pavillons sont aussi à tomber. Vous avez maintenant quartier libre, et pouvez maintenant vous perdre dans les ruelles…

La Campagne à Paris, c’est juste là :


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Crédits photos : aventuresannieb.over-blog.com, jeffnlia.blogspot.com, baladeapaname.fr, lacampagneaparis.fr

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